jeudi 8 mai 2014

Catalogue du Musée de l'Orgue Mécanique de Coxyde

mise à jour le 16/7/2015

Le musée de l'orgue à Coxyde a été inauguré à Pâques 1974. Il était dirigé par M. et Mme Daniël Dagraed. Après dix ans d'existence le conservateur a pris sa retraite et a vendu ses instruments.



En 1985 les instruments sont rachetés et forment le musée de l'Orgue de Bruges mais en 1990 :

"Il n'y a pas que notre patrimoine économique qui f... le camp, la Culture est aussi, de plus en plus souvent, hélas! sur la pente savonneuse du bradage. Et pas seulement les oeuvres de nos «grandes pointures» puisqu'on vient d'apprendre qu'il y a une très grande probabilité de voir passer le charmant musée de l'Orgue de Bruges, reflet d'une certaine culture populaire, entre les mains de mystérieux collectionneurs japonais. Il est vrai que le mal était fait: depuis quelques mois, les quelque cent vingt jolies pièces étaient déjà la propriété d'un collectionneur suisse qui cumule, curieusement, les talents de magicien et de propriétaire de galerie! Mais le musée n'avait pas encore quitté la Venise du Nord alors qu'avec les acquéreurs potentiels, il en ira tout autrement... Pour une poignée de vingt millions! Une déception pour Francine Van Gilbergen, la conservatrice du musée depuis sa création à Bruges en 1985. D'abord, parce qu'elle sera contrainte de se séparer d'un job qu'elle appréciait mais aussi, sinon surtout, parce que cette vente verra partir des petits joyaux qu'on avait fini par identifier à la vie brugeoise, même s'ils venaient d'un peu partout. L'histoire du musée de l'Orgue brugeois commença, en fait, il y a près de trente ans à Coxyde. Chez un ferrailleur, M. Daniel Dagraed, spécialisé dans la démolition de vieilles voitures... Un beau jour, un camion en très piteux état lui arriva du Tournaisis avec à son bord un orgue tout aussi décati, à tel point que le vendeur lui en fit don. Un hobby était né et Daniel-le-ferrailleur se mit en chasse d'autres orgues de foire. Une passion facile à nourrir car à l'époque, l'on n'avait pas encore la fièvre des collections et de respect du passé d'aujourd'hui. Le résultat? Une superbe collection de 118 pièces qui couvre ce qu'il est convenu d'appeler l'âge d'or de la musique mécanique entre 1840 et 1940. Avec des boîtes à musique, des pianos mécaniques, des orgues de barbarie, des orchestrions, des phonographes, même... Beaucoup d'orgues encore en ordre de marche apportèrent un plus supplémentaire à la collection. Ainsi valorisée, celle-ci n'attendait plus qu'un écrin. Et le fondateur de la collection souhaitait passer la main pour des raisons de santé. Les autorités de Coxyde eussent aimé le garder chez eux et la ville de Gand était aussi candidate mais finalement la collection mit le cap sur le Zand brugeois. 

Du côté d'Appenzell 
Là, au Sablon local, tout ce patrimoine fut repris et mis en exergue par le Internationale Boekhandel (la Librairie internationale) largement implantée au Littoral qui voulait de la sorte contribuer au maintien du patrimoine régional. Sis au coeur de la cité de Breydel, le nouveau musée vit défiler bon an mal an plus de vingt mille visiteurs, ce qui est loin d'être négligeable pour une institution privée qui n'a jamais reçu de subsides officiels, malgré la promesse verbale de Patrick Dewael, ministre de la Culture au sein de l'Exécutif flamand! Il était même tellement intéressant qu'il fut convoité ensuite par divers candidats dont certains d'au-delà de nos frontières. Et ce qui devait arriver, arriva : après un passage de propriété par l'Agence et Messagerie de la Presse et un collectionneur de Saint-Nicolas-Waes, c'est un fan helvète qui décrocha la timbale ou plutôt les orgues en acquérant à son tour le musée. Celui-ci, bien qu'habitant à Appenzell, adorait beaucoup la collection mais il semble que le cri des sirènes japonaises l'ait déterminé à passer lui aussi à l'acte. Semble : le mot n'est pas trop fort pour Francine Vangilbergen qui nous a avoué qu'elle ne connaissait ni le nom du propriétaire actuel, ni ceux des acheteurs potentiels. Un petit air de mystère plane donc au-dessus de la vente qui n'est pas encore conclue, quoi qu'on ait pu en lire dans la presse flamande. Mais elle semble inéluctable.

CHRISTIAN LAPORTE." in Le Soir

Si vous voulez voir ces instruments il ne reste que ce catalogue édité à l'époque :





le n° 20 du catalogue
orgue Mortier "Le Chat Noir" à Anvers - 1920




et quelques photos prises lors d'une visite




photos Christian Declerck